2. Décision collective des associés
La dissolution de la société est votée dans les conditions de majorité prévues pour les modifications statutaires :
SARL constituée avant le 4 août 2005 : la décision doit être adoptée par les associés représentant au moins les 3/4 des parts sociales. Il n'y a pas de quorum exigé. Un nombre minimum de participants présents ou représentés à l'AGE n'est pas requis.
SARL constituée après le 4 août 2005 : l'assemblée générale ne peut valablement délibérer que si les associés présents ou représentés possèdent au moins 1/4 des parts sociales (sur première convocation) et 1/5 de celles-ci (sur deuxième convocation). Dans le cas contraire, il faudra convoquer une nouvelle assemblée dans les 2 mois au plus tard. Si le quorum est respecté, les modifications doivent ensuite être décidées à la majorité des 2/3 des parts détenues par les associés présents ou représentés.
La décision est retranscrite dans un procès-verbal.
À savoir
Dans l'
EURL, l’ensemble des pouvoirs habituellement dévolus à l’assemblée des associés dans les SARL appartient à l’
associé unique qui se prononce sous forme de
décisions unilatérales. Il n’y a pas de règles à appliquer en matière de convocation, de vote ou de quorum. En revanche, chaque décision doit être inscrite sur un
registre spécial tenu au siège social. Ce registre doit être
coté et paraphé par le juge du tribunal de commerce, par le juge du tribunal judiciaire, ou par le maire ou l'adjoint au maire de la commune du siège social.
Si le gérant d’une SARL n’a pas réuni les associés pour statuer, ou si ceux-ci n’ont pas pu prendre une décision valable, tout intéressé peut demander au tribunal de commerce la dissolution de la société. Il s’agit alors d’une dissolution judiciaire.
La dissolution de la SAS est votée dans les conditions de majorité prévues par les statuts.
La décision est retranscrite dans un procès-verbal.
À savoir
Dans la
SASU, l’ensemble des pouvoirs habituellement dévolus à l’assemblée des associés dans les SAS appartient à l’
associé unique qui se prononce sous forme de
décisions unilatérales. Il n’y a pas de règles à appliquer en matière de convocation, de vote ou de quorum. En revanche, chaque décision doit être inscrite sur un
registre spécial tenu au siège social. Il est recommandé de faire
coté et paraphé ce registre par le juge du tribunal de commerce, par le juge du tribunal judiciaire, ou par le maire ou l'adjoint au maire de la commune du siège social.
Si le président d’une SAS n’a pas réuni les associés pour statuer, ou à défaut de décision collective, tout intéressé peut demander au tribunal de commerce la dissolution de la société. Il s’agit alors d’une dissolution judiciaire.
La SELARL étant soumise, sauf dispositions spécifiques, aux règles applicables aux SARL, les modalités de décision des associés en matière de dissolution ou de poursuite de l’activité suivent le régime de la SARL.
Il convient donc de se référer aux règles de majorité prévues dans la SARL/EURL.
La SELAS étant soumise, sauf dispositions spécifiques, aux règles applicables aux SAS, les modalités de décision des associés en matière de dissolution ou de poursuite de l’activité suivent le régime de la SAS.
Il convient donc de se référer aux règles de majorité prévues dans la SAS/SASU.
La dissolution de la SA doit être votée à la majorité qualifiée des 2/3 des voix des actionnaires présents ou représentés.
La décision est retranscrite dans un procès-verbal.
La dissolution de la SCA doit être votée à la majorité qualifiée des 2/3 des voix des actionnaires présents ou représentés.
La décision est retranscrite dans un procès-verbal.
Attention
Dans une SCA, la dissolution doit être approuvée à la fois par les actionnaires (commanditaires) et par tous les associés responsables indéfiniment (commandités).